Maladie de Parkinson
La maladie de Parkinson est, avec la maladie d’Alzheimer, une des maladies du cerveau les plus fréquentes, elle se déclare en moyenne vers l’âge de 60 ans mais dans 10% des cas, elle apparaît chez des sujets plus jeunes. En France, la maladie de Parkinson affecte, selon les estimations, 150 000 hommes et femmes.
Source : L. Defebvre, M. Vérin. La maladie de Parkinson. Masson, 2006 (page 3)
La maladie de Parkinson est due à un désordre métabolique au niveau du Système Nerveux Central. Pour des raisons encore inconnues, on observe une dégénérescence de cellules nerveuses de certaines régions du cerveau (avant tout le noyau de substance grise du mésencéphale, le locus niger) qui sécrète un médiateur chimique, la dopamine. Cette dégénérescence entraîne un déficit en dopamine. La dopamine intervient notamment dans la régulation motrice. Sa diminution est responsable des principaux signes de la maladie : tremblement de repos, lenteur des gestes et raideur musculaire.
Les signes cliniques apparaissent de façon très progressive, par un tremblement de repos d’une main (2/3 des cas), des troubles de la marche, de l’écriture, une lenteur, une fatigue inhabituelle…. Cette gêne motrice très variable d’un patient à l’autre s’accompagne souvent d’une anxiété et parfois de dépression.
Selon les cas, un signe de la maladie peut être plus prononcé, tandis qu'un autre peut être plus faible, ne pas survenir ou n'apparaître qu'au bout de plusieurs années après l’installation de la maladie.
S’y ajoutent de nombreux autres symptômes physiques et psychiques qui souvent peuvent précéder l’apparition des symptômes moteurs. Les examens complémentaires, scanner, IRM sont normaux.
À ce jour, la maladie de Parkinson n’est pas guérissable mais les traitements permettent de soulager les symptômes. L’espoir dans la prise en charge des patients parkinsoniens reste d’avoir un jour, un traitement qui pourrait ralentir la progression de la maladie.
La maladie prend des aspects très divers selon chaque patient, dans sa progression, la réponse au traitement, la présentation clinique (formes avec ou sans tremblement) et les complications évolutives (fluctuations d’efficacité, dyskinésies). Pour tenter de repousser l’apparition de ces complications, il a été établi de véritables stratégies thérapeutiques à long terme utilisant de façon séquentielle les différentes familles d’antiparkinsoniens. Le choix des traitements et le suivi seront donc très personnalisés.